Fondée en 2024 par Catherine Malala Rabenjamina, VIAVY était d'abord une association dédiée à l'accompagnement des jeunes filles pour des problèmes liés à l'anxiété et au manque d'estime de soi.
Deux ans de travail et de rencontres nous ont permis de mieux comprendre la profondeur du problème et les enjeux qui lui étaient liés.
Si l'accompagnement de ces jeunes filles reste toujours une priorité pour VIAVY, l'association a élargi son champ d'action pour toucher l'ensemble de la jeunesse malgache, avec la conviction que le tabou qui pèse sur la santé mentale des jeunes sur la Grande-Île est un frein au plein déploiement de leur potentiel et à la réussite collective.
Nous agissons auprès des jeunes et sensibilisons l'ensemble des citoyens pour construire, renforcer et restaurer la confiance en elle de la jeunesse malgache.
« J'ai construit VIAVY à partir de mon expérience, parce que je sais que la santé mentale conditionne tout le reste. »
Catherine Malala Rabenjamina
Sur nos réseaux sociaux, des jeunes hommes nous ont aussi écrit pour faire part de leur mal-être. C'est pertinent de trouver des formats inclusifs, sans nier l'importance de la situation spécifique des jeunes femmes et des violences liées au genre.
Nos premiers événements, les tea-times étaient utiles pour ouvrir la discussion et créer un sentiment de communauté, mais physiquement inaccessibles pour beaucoup de jeunes et superficiels par rapport au besoin réel. Il faut donner des outils pratiques : gestion du stress, techniques de respiration, affirmations positives, dans des formats accessibles.
Les enjeux liés à la santé mentale sont tabous, mal compris et mal identifiés par le grand public à Madagascar. La prise de parole publique est une nécessité pour que notre mission soit reconnue.
Une crise sanitaire silencieuse qui touche des millions de personnes.
Madagascar compte seulement 14 psychiatres en exercice pour plus de 30 millions d'habitants, soit 250 fois moins que les recommandations de l'OMS. 1BORGEN Magazine (2025)Mental Health in Madagascar: Breaking the Silence
Les infirmiers psychiatriques sont en nombre très limité et les psychologues ne dépassent pas la cinquantaine. Avec seulement 5 hôpitaux psychiatriques et 11 unités psychiatriques concentrées dans la capitale et les centres urbains, les populations rurales sont obligées de parcourir des centaines de kilomètres pour accéder aux soins. 1BORGEN Magazine (2025)Mental Health in Madagascar: Breaking the Silence
Une étude UCL de 2025 révèle que les adolescents du sud de Madagascar rapportent des niveaux extrêmement élevés d'anxiété, de dépression et d'inquiétude climatique. 3UCL / PubMed (2025)How climate change impacts adolescent mental health in southern Madagascar
62% des femmes affirment n'avoir presque jamais eu confiance en elles. 53% doutent de leurs compétences. 50% éprouvent des difficultés à s'affirmer et à poser leurs limites. 5Étude JobTeaser & MisfitLe bien-être des femmes au travail
Nous croyons qu'un jeune qui va bien est un jeune qui contribue : à sa famille, à son travail, à sa communauté. En levant le tabou sur la santé mentale et en donnant aux jeunes les outils pour aller mieux, VIAVY agit sur l'un des freins les plus silencieux au développement de Madagascar.